6/05/2006

Master, ouvre-moi ta porte !

Fin s. f : Le but auquel un être tend par sa nature.

Le rattrapage qui a suivi le CPE a été assez chaotique dans l'ensemble, passer 2 heures à chercher sa salle de cours ou juste savoir si il y a bien cours ou pas c'est éprouvant pour nos petits nerfs. Il a été possible de finir au 2/3 le programme du semestre avant de faire les partiels.

En parlant de partiel, je me risque à à signaler que chez certains enseignants le choix des sujets semblent se faire à la dernière minute sans réellement de réflexion. Une mention pour un partiel en particulier concernant une publication, le texte et les documents étant au mieux lacunaire, au pire scientifiquement douteux.

Je me demande encore comment on peut faire dater un cerceuil du 7ème siècle se situant dans un motte du 11ème, sur un sol utilisé au 11ème. Comme quoi il est encore nécessaire de faire remarquer que la datation qui sort du laboratoire [C14, dendro,...) est toujours à prendre avec des pincettes.

Il y a 3 semaines s'est déroulée une réunion d'UFR dans le but de présenter les adpatations qui ont été faites au programme des licences et master d'archéologie. Les changements sont assez maigres : une réduction horaire pour les M1, élargissement du choix pour les UE mineures,... Assez léger quant on sait les critiques qui ont été faite cette année, la faute en reviendrait à l'impossibilité de le changer en profondeur avant 2008-9 du fait du contrat administratif.

D'une certaine façon le problème ne réside pas dans l'intitulé du programme mais dans le contenu même des cours, où certains sont clairement mal adaptés à des étudiants à majorité issus d'un cursus littéraire, et où d'autres sont...hum...archéologiquement déficient. Malgré un rapport (résumant un questionnaire disitribué à l'ensemble des étudiants) amplement explicite quant aux défauts perçus de la formation offerte à Tours, il semblerait au vu des réactions d'une bonne partie du corp enseignant que le message n'est pas passé.

L'année prochaine nous dira si tout ça débouchera sur du positif ou pas. En tout cas en cette fin d'année une bonne partie des étudiants va arrêter l'archéo ou poursuivre dans une autre fac. Difficile de recommander dans ces conditions.

Les résultats devraient être divulgués dans la semaine, en attendant la chasse aux logements bat son plein.

3/21/2006

Blocage démocratique car voter c'est pêcher

En créant ce carnet je pensais y parler de l'archéologie et de son enseignement à Tours, malheureusement ça va bientôt faire un mois que je n'ai pas posé le pied dans une salle de cours. Alors on va continuer d'aborder le sujet tendance du moment, à savoir le blocage des facs, de ma fac en particulier.

- Mercredi 15 Mars, le Conseil d'Administration de la faculté a organisé un vote avec une question simple : "Etes-vous favorable à la reprise des enseignements pour ceux qui le souhaitent ? ". De cette manière chaque étudiant inscrit pouvait voir son opinion réellement prise en compte, mais visiblement ça ne devait pas être du goût de tout le monde car le matin même je n'ai pas pu accéder au urnes de part un blocage de l'entrée. J'ai appris par la suite que les mêmes individus ont procédé à la crémation des urnes.

- Mardi 21 Mars, c'est ce jour que se tiennent les élections des 7 représentants étudiants au CA de la fac (initialement prévues pour le 14/15 mars mais reportées). Encore une fois ceux voulant s'exprimer de manière démocratique en ont été pour leurs frais, cette fois les urnes n'ont pas été endommagées mais simplement bourrées de bulletins par des groupes. Ceci rendant caduque tout les votes contenus.

Je ne sais pas si cette dernière action a été menée sur les autres sites de Francois-Rabelais, reste que c'est toujours pitoyable de contaster la farouche résistance des mouvements syndicalistes et assimilés à l'élaboration d'une représentation réelle et non-truquée.

Prétendre se battre pour les autres d'un côté et les baillonner de l'autre me donne d'eux donne une piètre image, quand on s'érige en porte-drapeaux de la défense citoyenne face un gouvernement oppresseur il serait de bon ton d'observer un minimum les régles dela démocratie. Est-ce la peur de voir des chiffres concrets plaidant pour la reprise des cours qui les motivent ? Ou bien que les AG sont la seule source d'expression admissible ? Ou encore la peur d'un vote "sanction" ?

Un slogan bien marrant pour amener les étudiants à se déplacer était affiché : "Ne pas voter nuit à la démocratie". Il aurait du être accompagné d'un autre : "La démocratie c'est laisser les autres s'exprimer", puisque visiblement pas mal de révlutionnaires en chaleur ont zappé ce fait .

En plagiant Terry Pratchett ça donnerait "A la fac un étudiant est égal à une voix. Le syndicat XYZ est l'étudiant, il a la voix."

Message reçu du président de la fac où en gros il nous est dit que rien ne peut-être fait pour rouvrir les portes, que chaque UFR va se démerder séparément pour ce qui est du programme et des partiels d'avril. Ce qui se traduit dans mon cas par aucun cours avant les partiels, impossibilité de les rattraper car aucune salle disponible et que les intervenants (la majorité de nos enseignants) n'en ont la possibilité, un second semestre qui aura duré 1 mois,...

Bon allez je me lâche : messieurs, veuillez agréer mon mépris le plus sincère.

3/03/2006

Je grève donc tu grèves

Grève s. f Faire grève, se tenir sur la place de Grève en attendant de l'ouvrage, suivant l'habitude de plusieurs corps de métiers parisiens (en ce sens on met un petit g)

Les sites universitaires du centre ville de Tours ont tous été bloqués par des montagnes de chaises et de tables, impossibilité d'obtenir une salle pour bosser. Si il y a bien une chose que je déplore, c'est qu'on décide pour moi, et là des syndicalistes pour qui je n'ai jamais voté ont décidé lors d'une méga-AG d'au moins 15 personnes que cette semaine, je serais solidaire d'office avec leur cause.

Une conférence annulée, un partiel reporté, des cours à rattraper, des exposés impossibles à préparer, voilà le juste sacrifice auquel on a consentit pour moi. Et on voudrait en plus que je manifeste mon soutien ?

Je suis toujours admiratif devant la capacité de nuisance que peut avoir une minorité sur une UFR de 18.000 étudiants, surtout devant la capacité à s'auto-désigner comme représentatif du milieu étudiant. Là au vu de leurs actions, que l'on soit pour ou contre le CPE, ça ne pousse pas la masse à les rejoindre dans leurs revendications mais à plutôt un effet négatif en créant une connotation durable syndicaliste = chieur (sûrement usurpée).

Le plus effarant reste encore les interventions dans les rares cours à se tenir encore, où on vient tenter d'exalter l'étudiant à se joindre au combat contre le CPE, le gouvernement, la loi Fillon, liste à laquelle il ne manquait que la réforme Allégre et une mention de mai 68. Nous étions cordialement invité à participer à la prochaine AG pour discuter même si nos avis étaient différents.

Mouai ça j'ai déjà donné et dans les faits ça donne quelque chose d'approchant: vous émettez quelques doutes sur la pertinence de l'action, vous osez reprendre les rares conneries que pourrait sortir votre interlocuteur (au hazard : CPE > on peut virer une femme enceinte, art49.3 > pas de vote à l'assemblée) et malgré sa grande ouverture d'esprit pétrie d'humanisme et sa conviction dans la pluralité des opinions, vous voilà coller l'étiquette de pro-CPE. Limite si je ne suis partisan d'une solution finale et capitaliste mangeant des ouvriers au petit dej'.

La logique binaire et dualiste est toujours une merveille à observer.

Je résume :
- slogans aussi recherchés qu'une composition de primaire
- blocage général approuvé par une écrasante majorité silencieuse (pas besoin de s'exprimer, les syndics sont nous, c'est métaphysique)
- compréhension de la législation francaise à géométrie variable
- une superbe efficacité car mine de rien bloquer les cours ça va toucher directement le ministère

Bilan :
- Camarades de SUD, amis de l'UNEF, rendez-moi service -> ne m'imposez pas vos actions.

Ah et je tiens à remercier les documentalistes qui ont décidé que "la BS n'est pas la garderie de la grève" et ont fermé en conséquence leurs portes, on ne sait pas encore ce que cela signifie bien.

2/20/2006

Tours, son soleil, ses plages et ses salles de cours...

ESPACE s. m. Certaine étendue superficielle. Un grand espace. Un petit espace. Ménager l'espace.

Médaille d'or :

Nous nous étions d'abord vu confier les clés d'un amphi en préfabriqué d'une cinquantaine de places pour 9 personnes mais le fait qu'un autre cours était programmé pendant le notre nous conduisit à demander une autre salle.


Changement de site, changement de surface occupable également. Comme vous pouvez en juger, on arrive au moins à atteindre les 7m² au sol, voir 9m² en courbant un peu l'espace-temps. Heureusement nous n'avions à partager cet espace qu'avec une douzaine d'ordinateurs démontés, un coffre-fort, des caisses, quelques écrans,...

Sans compter un température hivernale que ne saurait amoindrir la chaleur animale, l'impossibilité d'utiliser un projecteur correctement, l'effort de créativité pour nous positionner etc...

Médaille d'argent :


Cette salle a surtout mérité son classement de par son environnement immédiat, à savoir une magnifique galerie marchande. Les avantages étant de pouvoir acheter son kilo de morue et son sapin de Noël à la pause.

Les mauvais côtés, car malgré son emplacement paradisiaque elle en a, sont le fait d'avoir une salle non-chauffée avec une baie vitré donnant sur la rue, nous autorisant à regarder les camions de livraisons défiler, les pigeons venir se heurter et saluer les piétons de la mains.

A cela se rajoute la joie d'écouter Nostalgie en continu pendant un cours sur la géomorphologie ou mieux, d'entendre les "HOUHOOUUUUUUHOU" de la mini-voiture de police acompagné des hurlements des délicieux bambins.

Médaille de bronze :

Nouveau semestre, nouvelle salle ! Celle-ci à tout d'abord été particuliérement dure à trouver, j'ai mis une flèche sur la photo pour que les prochaines générations puissent le faire plus facilement.


Je vous épargnerais le couplet du pas-chauffé, pas-de-place, pas-de-projo etc ce sont des figures imposées du genre. Là c'est plutôt l'aspect sonore qui se distingue car avec les toilettes à côté je vous assure que les murs ne saurait nous protéger des roses et des pas mûres. Le R.U vous déglingue l'estomac et vous cause une coulante ? Inutile de nier nous l'avons entendu !

A cela s'ajoute le fait d'être au rez de chaussé avec une baie vitré juste devant le parc à 2 roues, dont la fréquentation permet de se mettre à la place d'un poisson rouge.

Ce classement est assez injuste, car pour une salle récompensée combien d'autres restent dans l'anonymat ? Un mot pour celle dont l'impossibilité de régler le chauffage nous conduit à laiser la fenêtre ouverte en continu, un comble pour la salle disposant d'un radiateur.

Il nous a été expliqué que tout ces tracas étaient dû au logiciel informatique mais que dès que la nouvelle tour serait achevée nous aurions de nouvelles salles belles à en mourir. Si cette tour est finie en 2008 se sera la fête du slip. Enfin si le département d'archéo de touraine existe encore.

1/22/2006

Gadoue

Je pense pouvoir dire qu'on ne nait pas en étant homme, on le devient après un stage de prospection.

Ce n'est pas tant de se trimballer dans la campagne alors que le soleil n'est même encore à l'horizon qui est épuisant mais plutôt la lutte contre un sol n'aspirant qu'à vous avaler. A chaque pas, le pied disparait tout entier sous terre et ne finit par en ressortir qu'alourdit de plusieurs kilos. C'est dans les moments comme ça qu'on acquiert un profond respect pour les paysans qui devaient se farcir les labours en sabots.





Un des matériaux auquel je devais prêter le plus particuliérement d'attention était le silex. Repérer un bout de caillou taillé, rien de bien sorcier me diriez-vous ? Sauf si l'on a n'a jamais étudié le néolithique, dans lequel cas rien ne ressemble plus à un caillou qu'un autre caillou. Et cela serait encore trop simple alors pour déconner on rajoute un substrat rocheux affleurant de silex et des monceaux de silex taillés par le tracteur de labour. Ensuite efforcer vous de faire le tri.

Avec toutes ces indications il va sans dire que ce n'est pas moi qui est découvert la flèche qui suit.



Heureusement pour le prospecteur arrive la pause de midi, l'entrée à volontée à de quoi requinquer des estomacs xxl comme le mien. Comme d'habitude le premier verre de gros rouge qui tâche mélangé à de la limonade à déclenché des vagues d'effarement dans la populace, il ne me fallu pas longtemps pour faire quelques adeptes.

Une bande d'étudiants transis de froid cherchant une boisson pour se ravigoter :

- un thé je vous prie. - on en pas - un chocolat chaud? - on en pas - un café avec du lait? - on a pas - un demi alors? - tenez !

Pour une fois que je rentre dans un bar sans mauvaises intentions le sort joue contre moi !

Je tiens à remercier l'INRAP pour nous avoir gentillement prêté un local pour la lavage et le tri, sans lequel nous serions mort de froid à l'extérieur les mains dans des seaux glacés. Mais quel idée aussi de faire des batailles d'eau en janvier.

Je tiens également à remercier les chasseurs et les adhérents du club de tir voisins de n'avoir jamais manqué leur cible quand nous étions à portée.

"- Hmmm, ne serait-ce pas là un Gardinimus Logicimus ?
- Vous confondez avec le Fefedus cher collègue."

Humour. Désolé.

1/15/2006

Promenons nous dans les champs

PROSPECTION s. f. Terme de mineur dans les placers. Recherche d'un terrain contenant de l'or, Journ. offic. 21 juin 1874, p. 4226, 2e col.

Cette définition est ma préférée mais je vais plutôt aborder un autre type de prospection beaucoup intéresssant sur le plan pécunier, la prospection agricole archéologique.

Je participe actuellement à la campagne de prospection ECLIPSE 2 du CNRS. Aux géologues du programme ECLIPSE 1 se vont vu associer les archéologues du CITERES de Tours, le but est d'analyser les dépôts sédimentaires de l'Holocène récent de la région.

La surface géographique concerné par la campagne (ici la commune de Chanceaux-sur-Choisille) est divisé en multiples zones selon les modalités suivantes : chaque zone est définie comme un espace cultivé d'un même tenant, il est possible que cet espace corresponde à une parcelle du cadastre comme il est possible qu'elle empiète sur plusieurs bien distinctes. On évite de faire une zone de plus de 5 hectares de manière à affiner les résultats et de ne pas les fausser.


La prospection à vue en milieu labouré diffère totalement des autres techniques habituellement employées, il ne s'agit pas ici de repérer des sites par des indices topographiques ou par des moyens géophysiques. Le travail consiste à prospecter les champs pour ramasser et répertorier tout les éléments anthropiques et exogènes que le labour fait remonter à la surface.

Tout ces matériaux peuvent provenir d'un habitat, d'un atelier de taille, d'une exploitation agricole antérieure, etc ou être du "bruit de fond". On qualifie ainsi tout ce qui a été apporté de l'extérieur du site comme les déchets déposés avec les fumures ou les fosses de comblement. La difficulté étant alors de faire la part des choses entre le bruit de fond et le reste.

Nous suivons la procédure suivante : les participants sont placés avec un intervalle de 10m perpendiculairement à la direction des sillons, ils effectuent un premier passage où tout les matériaux sont ramassés. Arrivés à l'extrêmité du champ, ils se décalent de 5m tout en conservant le même espace entre eux. Le second passage se focalise sur certains de matériaux plus difficiles à distinguer comme le silex taillé ou de la céramique noire protohistorique.


Tout les matériaux d'une zone sont réunis, triés et décomptés afin de permettre d'observer les différences de densité entre les différentes zones.

Les sites sont considérés comme des concentrations remarquables pouvant être délimités, par exemple une forte concentration de TCA sur une aire patatoïdale de quelques dizaines de mètres.

Le GPS est utilisé pour localiser les limites de zones ainsi que les limites des sites, un gros gain de temps face au double-décamètre mais également de précision avec ici une précision de l'ordre de 20cm. Mais comme tout appareil technologique il va sans dire que ce n'est jamais aussi simple, que ce soit de par un nombre insuffisant de satellites en orbite pour géolocaliser (5 est le minimun) ou que ce soit de par la décision des USA de désactiver pour un moment l'accès. Vivement Galileo !


Dans la théorie, la présence de matériaux tel que de la céramique protohistorique dans un champ permettrait d'indiquer l'occupation de cet espace à une époque donnée. Relever les différents matériaux présents offrirait alors un moyen de dresser une chronologie de l'occupation du sol dans la région. Une zone ne contenant que des objets postérieurs au 18ème entourée de secteurs avec des traces elles plus anciennes pourrait alors être interprétée comme ayantété défriché il y a peu.

Dans la pratique, on se retrouve confronté au problème des "faux sites". Ce site gallo-romain si bien délimité, si homogène, si cohérent et peut-être si trompeur : l'exploitant a pu vouloir combler une dépression dans son champ en important quelques tonnes de terres, apportant dans la zone du matériel. Il est impossible d'avoir la certitude que chaque site décelé correspond bien à une trace d'occupation réelle car faute moyen et de temps, à part dans le contexte des fouilles préventives, on ne procéde jamais à des sondages systèmatiques. Le plus souvent le seul moyen de juger de l'authenticité potentielle du site dépend du flair du responsable de prospection.

Difficile de voir la prospection agricole comme autre chose qu'une technique d'appoint, elle peut conduire à entreprendre un inventaire plus précis avec coupe/sondage. Malgré l'enthousiasme de certains chercheurs et enseignants pour cette méthode, j'avoue un certain sceptiscime quant aux conclusions et à leur fiabilité que l'on pourra tirer de la campagne.

Je rajouterais des illustrations en fin de semaine prochaine pour rendre le tout un peu plus digestif. Le prochain opus sera plus axé sur l'ethnologie avec l'étude des moeurs d'un groupe d'étudiants lâché en pleine campagne.

12/24/2005

Le don tragique des archéologues

Alcoolique :
1. S. m. Un alcoolique, un homme qui se livre aux excès alcooliques.
2. S. m. Un alcoolique, une substance alcoolique.

Ainsi parla le Littré. L'archéologue est donc une substance alcoolique qu'il faut donc tenir assez loin des chandelles et autres flambées, ceci afin d'éviter tout les embêtements qu'engendrerait une combustion spontanée. On comprend aussi pourquoi l'on trouve rarement d'alcool à pharmacie sur les chantiers car l'archéologue, créature prévoyante, transporte dans son sang tout le nécessaire de désinfection.

Tout pour dire que les cannettes ambulantes résidant à Nancy II [pour obtenir les adresses afin de les sanctioner, contacter le rédacteur] ont réussi à ouvrir un carnet à cette page. Il faut saluer leur courage puisque dès la semaine prochaine leurs portraits figureront sur les portes de la BU, révélant à la populace la vie de débauche à laquelle ils s'excercent.

Le rapport de l'archéologue à l'alcool étant tragiquement une nécessité professionnel, on ne compte plus les problèmes que peuvent vous poser le refus d'un verre de calva au cours d'un repas. Considéré comme un mauvais camarade, votre réputation sera faite au 4 coins de la France. Bientôt tout vos entretiens se solderont par la négative jusqu'à ce que, déprimé et plaqué par vos proches, vous vous résoudiez à débouchez une bouteille d'éthanol. Et là c'est le drame. Je suis sûr qu'en placant un robinet bien affûté dans quelques barriques de l'INRAP/CNRS il y aurait de quoi passer une bonne soirée du Nouvel An.

L'étude archéologique m'a initié à plus d'alcools différents qu'il y a de poils dans le maillot d'une 100% naturelle. Alors toi le jeune qui rêve d'une vie de patachon, rejoins la filière d'archéo et forme toi au rôle de pilier de bar au chômage !

Il va sans dire que nous reléverons le défi du gros rouge qui tâche sous peu afin de ne pas laisser nos kamarades de l'Est ridiculiser la profession seuls.

Apparté : il semblerait que vouloir faire adopter un texte de loi par une procédure d'urgence juste avant Noël ne réussisse à notre ministre de la culture, Mr Donedieu de Vabres. Il est agréable de noter que les critiques envers le processus viennent de l'ensemble de l'échéquier politique. Rendez-vous en janvier pour la suite, et pas forcément pour un bel happy end.

- Article EUCD.info
- Article LeMonde.fr